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1975 en Pays Basque Nord

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Manifestation des groupes féministes à Hendaia le 4 octobre 75

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Franco et de l'exécution de Txiki , Otaegi et de trois militants du FRAP, nombreux sont les articles, émissions et documentaires qui relatent cette période charnière. En Pays Basque Nord aussi l'année fut chargée et mouvementée. Le mensuel de la gauche abertzale ATEKA publiait 10 ans après, en 1985, dans un but de mémoire militante, un article en deux parties sur l'année 1975 que nous reproduisons ci-dessous (les notes en fin d'article ont été rajoutées).

Mouvements sociaux

Francoren heriotzaren eta Txiki, Otaegi eta FRAPeko hiru militanteren exekuzioaren berrogeita hamargarren urteurrenaren karietara, anitz dira garai inportante hori kontatzen duten artikuluak, saioak eta dokumentalak. Ipar Euskal Herrian ere urtea betea eta mugitua izan zen. ATEKA ezker abertzalearen hilabetekariak 10 urte geroago, 1985ean, memoria militantea atxikitzeko asmoz, 1975. urteari buruzko bi artikulu bat argitarati zituen.

02-12-2025
Mémoire

L'aménagement capitaliste en question

En mars 1975, le Pays basque Nord reçoit la visite de Poniatowski, ministre de l'intérieur et de I'«aménagement du territoire. C'est à ce dernier titre qu'il inaugure le port de plaisance du Brise-lames à Anglet, l'une des premières réalisations financées par la MIACA1. Les problèmes d'aménagement et d'écologie sont à l'ordre du jour à cette époque. 1975 avait en effet commencé alors que retentissaient encore les échos du 29 décembre 74. Ce jour-là à Iholdy les jeunes du village mettaient en scène le conflit autour du projet du maire visant à la construction d'un lac artificiel et l'expropriation d'un meunier. Ces toberak présentés devant 1500 personnes constituèrent le point culminant de cette lutte. Mais en ce début d'année c'est le tracé de l'autoroute à Guétary qui retient l'attention. Pour épargner quelques belles résidences secondaires, l'autoroute doit passer en plein village. Le maire, Mme Baudon Larchus, prend la tête de la fronde. Même si son action n'est pas exempte d'arrière-pensées touristiques (ne pas saccager un village attrayant) elle défend aussi les paysans expropriés à bas prix. A la même époque, à Biarritz, éclatent plusieurs scandales immobiliers alors que le maire Guy Petit contourne allégrement les réglementations pour favoriser le bétonnage de la côte. Un de ses plus fidèles ennemis est à l'époque le groupe écologiste «Jeunes et Nature» très actif et bien implanté dans les lycées. Il organise le 11 mars une manif à vélo contre les centrales nucléaires, avec occupation de l'EDF, ainsi qu'un circuit des «points chauds» de l'aménagement, le 4 mai.

Ça bouge mais ça va pas loin !

Au chapitre des luttes sectorielles de ce début d'année 75, il faut évoquer celle des lycéens en mars et avril contre la réforme Haby2. Suivant un mouvement au niveau de l'hexagone, la grève s'est étendue à plusieurs lycées du Pays basque sous l'impulsion de I'UNCAL (comités d'action lycéens proches des jeunesses communistes). Une première manif rassemblera 2000 personnes à Bayonne le 12 mars, tandis qu'une deuxième manif le 9 avril, protestera contre le renvoi de 90 grévistes du CET de Tarnos. Le mouvement s'éteindra faute de perspectives et à l'approche du troisième trimestre.

Début avril, Saint-Jean-de-Luz est secoué par la révolte des pêcheurs contre la mort lente qui s'abat sur le port. De violents affrontements ont lieu à la suite du blocage de la gare. Quelques mesures d'apaisement seront accordées sans que les problèmes de fond ne soient résolus.

A l'intérieur, une épidémie d'agalaxie ravage des centaines de troupeaux, qui sera source de conflits ultérieurs quant au règlement des indemnisations. Par ailleurs, le 28 avril, 150 agriculteurs de Garazi et de Baigorri se mobilisent au tribunal de Bayonne contre la vente aux enchères d'une terre et pour lui garder sa fonction d'outil de production. Leur présence dissuade une marquise de faire monter les enchères pour s'approprier la terre.

Déjà en 75 ...

Attentats anti-basques, incursion de flics espagnols, arrestations de réfugiés assurant leur auto-défense, intervention des notables ... année 84 ? Non, mai et juin 75. L'actualité se recentre alors sur la situation au Sud et ses retombées au Nord. Là-bas, l'état d'exception fait rage depuis deux mois avec son cortège d'arrestations et d'assassinats. Malgré cela ETA exécute plusieurs tortionnaires. Au Nord une série d'attentats à la bombe vise tout ce qui touche de près ou de loin les réfugiés: librairies Mugalde (deux fois), Nafarroa, Oldarra, collège d'Hasparren, siège d'Anai-Artea, restaurant Etxabe. Par miracle, la seule victime est un poseur de bombe. G. Petit déclare les réfugiés responsables des attentats dont ils sont les victimes, tandis qu'Ithurraide3 renvoie dos à dos les auteurs de violences et dénonce les règlements de compte entre «étrangers». Son conseil municipal demande des renforts de police.

A Madrid, la peine de mort est requise contre Tupa et Otaegi4 ce qui va déclencher une campagne internationale de soutien et contre le franquisme. A Bayonne des structures se mettent en place: le comité contre la répression pour l’extrême-gauche, Secours basque Herriaren Alde chez les abertzale, qui impulsent les premières mobilisations le 30 mai (la gauche appelante refuse de défiler à cause du caractère trop basque de la manif), 11 juin et 21 juin à Saint-Jean-de-Luz.

Politique: le temps des grands espoirs

Le fait politique majeur pour les abertzale est sûrement I'Aberri Eguna unitaire de Gernika. C'est le point culminant de l'unité anti-franquiste alors que tout le monde espère la fin du régime de la mort du dictateur. Hélas, l'euphorie sera de courte durée quand face aux timides ouvertures du régime, l'unité de l'opposition pour une «rupture démocratique» commencera à se fissurer.

Le 1er mai 75 a aussi été une grande date pour les abertzale du Nord. Pour la première fois, ils participent de façon conséquente au cortège syndical avec tracts, banderoles en basque, chants et slogans propres. Là encore cela suscite de grands espoirs pour l'avenir ... En avril, HAS Ie seul parti politique abertzale depuis la dissolution d'Enbata célèbre son premier congrès.

75, c'est enfin la reparution, en février, du journal Enbata, seul organe de contre information abertzale pendant plusieurs années et indépendamment de ses orientations politiques souvent aussi seule trace de nombreux événements de l'histoire du mouvement.

(Deuxième semestre)

La série d'attentats démarrée le 6 avril continue début juillet: l'entreprise Elkar à Bayonne le centre culturel franco-espagnol à Bayonne et la librairie Nafarroa à Biarritz sont touchés les 8, 9 et 14 juillet, l'imprimerie Axular le 11 août, tandis que Chabessier le poseur de bombe du restaurant Etxabe est arrêté (il sera acquitté malgré ses aveux en juin 77). Le gouvernement français fait preuve d'une passivité suspecte voire de complicité ouverte avec le franquisme, comme le 5 août, où il remet à la police espagnole un militant venu se réfugier dans la guérite des flics français à Béhobie. De même le 30 août, une camionnette est mitraillée à Bardos. Deux réfugiés sont blessés. La police perquisitionne chez eux et pour trois cocktails Molotov, saisit la C.S.E5 et arrête trente réfugiés. Pendant les six jours de garde à vue, certains sont maltraités et seize d'entre eux sont incarcérés et condamnés.

Parallèlement la campagne de mobilisations contre les menaces d'exécutions se poursuit par diverses manifs le 5 juillet à Hendaye à l'appel de l'extrême-gauche et le 28 août (manif unitaire de 2000 personnes) pour l'ouverture du procès de Garmendia «Tupa» et Otaegi alors qu'une grève générale paralyse Euskadi Sud. Le 29 les peines de mort sont prononcées, soulevant la réprobation internationale. Nouvelle manif à Hendaye, et le lendemain 30, à Bayonne, à l'appel de la gauche, chacune rassemblant 1000 personnes. En septembre les événements s'accélèrent. Le 9 au sommet de la Rhune en territoire français la police espagnole tire et blesse deux réfugiés dont l'un est ramené côté espagnol. Le 11 deux nouveaux attentats à Saint-Jean contre les librairies Axular et Marie. Le même jour 1300 personnes défilent à Bayonne à l'appel des abertzale- et de L’extrême-gauche alors que trois militants du FRAP6 sont condamnés à mort. Cinq autres militants de la même organisation le seront aussi le 18. Le 19 s'ouvre à Madrid le procès «sumarissimo» de Txiki arrêté le 30 juillet. En vertu de cette procédure ultra-rapide, il est condamné à mort le soir même. II ne lui reste plus qu'une semaine à vivre ...

Les protestations se multiplient partout dans le monde. Le 24, nouvelle manif à Bayonne de l'extrême-gauche et des abertzale où les rues sont rebaptisées du nom des condamnés. Le 25 c'est la gauche qui défile à son tour. A noter que tout au long de cette campagne les frictions seront constantes entre la gauche qui s'obstine à défendre les «patriotes espagnols» et les abertzale. Le 26, les exécutions sont annoncées pour le lendemain alors que cinq militants du FRAP ont été graciés ainsi que Tupa à cause des graves blessures infligées lors de son arrestation. Toute la nuit, les actions de protestation se multiplient en Euskadi Nord comme dans l’État français ou en Europe. Au matin, entre six heures et sept heures trente, les condamnés sont exécutés. Au dernier moment leurs avocats ont obtenu qu'ils soient fusillés et non garrotés. 3000 personnes se rassemblent spontanément dans l'après-midi à Bayonne pour manifester. Divers incidents ont lieu: un bus est incendié à Saint Léon, un concert à la cathédrale est annulé après le vol des partitions, 19 personnes sont arrêtées. Le soir, le consulat d'Espagne est attaqué à Hendaye, tandis qu'une bombe explose au passage de la Puerta del Sol à Ciboure. Le lundi 29, la gauche organise une manif à Bayonne et dépose au monument aux morts de la place Montaut, une gerbe aux couleurs de l'Espagne républicaine. Dans les jours suivants la protestation se poursuivra au Nord avec une manif de 200 lycéens le 1er octobre, puis le 4 de 1000 femmes des groupes féministes de tout l’État français à Hendaye, enfin le 26, par une journée organisée en Soule, à l'initiative du CMR et regroupant 250 personnes,

Pendant ce temps, un groupe d'intellectuels parisiens a lancé l'idée d'une marche sur la frontière pour le 1er novembre et appelé à la constitution de comités locaux pour son organisation. II s'en constituera 114 dans tout l'Hexagone alors que Libération leur servira de lien et de tribune. Cet été 75 marquera la dernière des grandes campagnes de solidarité internationaliste après le Vietnam, la Palestine, le Chili ou le procès de Burgos, qui avaient fait les beaux jours du «gauchisme» européen.

L'agonie de Franco commence le 20 octobre. Le 1er novembre la marche a finalement lieu de Tarnos à Bayonne, toute manifestation étant interdite au Pays basque, occupé militairement. 15.000 personnes y participeront sous une pluie diluvienne. L'organisation aura provoqué de nombreux conflits entre les organisateurs locaux et parisiens, entre les abertzale et l'extrême-gauche.

La fin d'année verra encore un attentat contre la voiture de Txomin Iturbe et quatre explosions fin décembre (une voiture du Sud, un conseiller municipal de Saint-Jean; le centre culturel franco-espagnol et la voiture du gérant de Nafarroa) portant à 19 le nombre d'actions para-policières en Euskadi Nord depuis le 6 avril.

Le 20 novembre, enfin, le caudillo rend l'âme. C'est la fête à Saint-André, SaintJean-de-Luz et Hendaye ...

Les notables ajoutent leur leur grain de sel

Évidemment tous ces événements provoqueront bien des remous dans la classe politique et la bourgeoisie locale. Si certains avaient déjà désigné les réfugiés comme responsables de tous les maux du Pays basque Nord, ce sont maintenant les commerçants et hôteliers qui se plaignent, fin octobre, de la désertification de la clientèle espagnole. Guy Petit, sénateur-maire de Biarritz, se fait leur porte-parole en demandant dans le Sud-Ouest du 10 novembre l'interdiction de toute manifestation dirigée contre l'Espagne et un référendum sur les questions: « vous êtes français, voulez-vous le rester ? Envisagez-vous de participer à toute action tendant à instituer un État basque indépendant groupant les 7 provinces ? » Ithurralde se distingue aussi en parlant de «zone sinistrée» à Saint-Jean, à cause de la raréfaction de la clientèle d'outre-Bidassoa et la fermeture de nombreux hôtels (on est au début de l'hiver !!!)

Politique: on se cherche

Sur le terrain politique c'est l'expectative créé par la fin prochaine du dictateur et l'espoir de changements importants. L’heure est aux regroupements, aux alternatives unitaires (KAS). Tout au long de ce deuxième semestre le journal Enbata ouvre ses colonnes aux militants du Sud pour un large débat sur la nécessité d'organiser les abertzale pour jouer un rôle dans la transition. Ce même journal déplore le vide politique au Nord, rendu évident par la répression et déclare le 25 septembre: «le modèle à copier c'est la Corse et sa maturité politique». (on est au lendemain des événements d'Aléria dont le mouvement autonomiste sort renforcé). Pourtant HAS existe et entend remplir ce vide et apporter cette maturité politique pour dépasser les groupes spontanéistes et informels. En décembre, il fusionne avec EAS parti du Sud, créant ainsi la première structure politique sur les sept provinces, EHAS, avec son journal Euskaldunak qui devient trilingue. Pour assumer pleinement cette dimension politique au Nord, HAS avait d'ailleurs proposé en septembre un projet de département-région avec assemblée élue au suffrage universel, conseil économique et social et statut de l'euskara. Au même moment, le 13 septembre, naissait l'association pour un département basque avec trente élus, maires ou conseillers généraux, des personnalités économiques et culturelles, sans pourtant aucun des notables les plus importants.

Social: dur, dur ...

Au chapitre social les six mois seront marqués par deux conflits en entreprise. Le premier chez Gaboriau à Biarritz (26 ouvriers) contre les licenciements, les bas salaires et les inégalités entre hommes et femmes. La grève de plus de deux mois sera émaillée de plusieurs manifs les 28 juillet, 13 août (elle sera réprimée à cause d'un arrêté de G. Petit du 12, interdisant toute manifestation à caractère politique ou syndical à Biarritz) et 15 septembre, jusqu'à l'ouverture de négociations avec le patron. La deuxième grève aura lieu aux Fonderies de Mousserolles pendant 25 jours sans qu'aucune des revendications formulées ne soit obtenue et ce, malgré une manifestation de 1500 personnes le 13 décembre à Bayonne.

Parallèlement, la crise des industries traditionnelles en Pays Basque s'accentue. Fin août c'est l'usine de chaussures Haspar (160 ouvriers) qui ferme ses portes à Hasparren. En 25 ans, ce sont treize entreprises qui ont ainsi déposé leur bilan dans cette ville. Une manif appelée par les notables rassemblera 120 personnes le 27 novembre tandis que HAS en rassemble 80 le 6 décembre sur des thèmes plus politiques. A Saint-Jean-de-Luz, c'est le dépôt de bilan de Luz Armement, le 7 novembre, qui rend incertain l'avenir de nombreux pêcheurs. II porte un coup de plus au port durement touché par la crise.

Le bilan économique de cette année est d'ailleurs sombre si l'on ajoute à ces licenciements collectifs le fort déclin des activités du port de Bayonne. En décembre, on dénombre 6000 demandeurs d'emplois, soit 10% de la population active. Seul point positif dans ce tableau, l'ouverture le 10 octobre de la première coopérative créée par l'association Partzuer : Copelec.

Un peu de tout en vrac ...

A Gétary, l'autoroute est stoppée jusqu'au 15 septembre, par différentes batailles juridiques. Le 7, un meeting-kantaldi suivi d'une manif rassemble 1000 personnes dans le village pour obtenir un tunnel préservant le site et non une tranchée couverte. comme le propose I'Acoba, société privée qui veut faire un maximum de bénéfices. Les bulldozers et la tranchée auront le dernier mot.

Septembre voit aussi la rentrée scolaire pour les 400 enfants de I'ikastola et le démarrage du primaire à Saint Jean et Anglet. Fin novembre, prétextant l'ouverture d'ikastola à Pau et Oloron, le SNI7 en profite pour réaffirmer publiquement son opposition aux ikastola.

Au mois d'octobre un nouveau mensuel politique basque fait son apparition: Gernika qui sera l'expression du groupe Ezker Berri.

Enfin le 5 décembre, a lieu la première représentation d'un nouveau spectacle de chansons modernes basques : Ortziken. Après les succès de Zazpiribai en 73 et de «Aita seme laborari» inaugurant la période de gloire des kantaldi, Ortziken tout en soignant la présentation (diapositives, bertsularis), se veut un spectacle engagé dont le but «est d'expliquer les raisons de la situation actuelle du peuple basque.» Vaste programme en cette fin d'année 75 ... mais problème de toujours.

 

1- Mission interministérielle pour l’aménagement de la côte aquitaine qui fait de l’aménagement touristique la priorité de développement au Pays Basque
2-Réforme de l'enseignement secondaire en France adoptée le 11 juillet 1975 et qui avait été voulue personnellement par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing
3-Maire de Saint Jean de Luz
4-Deux militants d’ETA
5-Cour de Sureté de L’Etat, tribunal d’exeption pour juger les crimes poltiquescréée en 1963 à la suite des attentats de l'Organisation de l'armée secrète (OAS) et supprimée en 1981 après l'élection de François Mitterrand
6-Front révolutionnaire antifasciste et patriote, une organisation révolutionnaire espagnole
7-Syndicat national des instituteurs (SNI, puis SNI-PEGC à partir de 1976) fut de 1920 à 1992 la principale organisation syndicale des enseignants du primaire en France

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